Pas de chicane dans ma cabane

Les chicanes entre frères et sœurs font partie du quotidien de toutes les familles. L’harmonie totale est peut-être souhaitable, mais impossible ! Car les relations entre les frères et sœurs sont composées d’attachement émotif et de rivalité, l’un ne va pas sans l’autre. Les situations de complicité sont en effet plus nombreuses que celles des conflits, mais passent sous silence, car nous sommes moins sollicités, comme parents, à travers elles.  Et surtout, elles ont beaucoup moins d’éclat !!!

Les principales causes

Les enfants ont plusieurs raisons de se chamailler: 

  • attirer ou récupérer l’attention parentale,
  • se rassurer ou confirmer leur perception « C’est moi qu’on préfère »,
  • régler des problèmes de propriété de jeux ou de territoire,
  • s’affirmer voire s’occuper…
 

Peu importe la raison, l’élément important à retenir est que nos interventions peuvent contribuer, comme parent, à maintenir certains de ces comportements et ce, le plus souvent à notre insu. La première étape est donc la prise de conscience pour pouvoir ensuite ajuster nos interventions.

Les techniques

Pour vous aider à gérer les « chicanes de cabane », voici certaines techniques d’intervention simples de résolution de conflits que vous pourrez utiliser dès la prochaine dispute…

  1. Reconnaître chacun de vos enfants dans leurs propres forces et défis et dans leurs particularités.  Il est faux de croire que l’équité entre chacun des enfants réduira les comparaisons, cela aura plutôt l’effet contraire.
  2. Lors de conflits ou de disputes, exprimez le point de vue de chacun.e et reformulez les faits le plus objectivement possible. Il est aussi important de ne pas prendre parti pour l’un ou l’autre, mais bien de les amener à trouver une solution commune.  De  plus, il est important de leur signifier votre confiance en leur capacité à résoudre la situation par des gestes concrets comme quitter la pièce et revenir après quelques minutes.
  3. Validez les émotions, mettez des mots sur la situation sans émotivité et recentrez-les sur la situation à résoudre. Il est aussi important de ne pas minimiser la situation de dispute ou ne pas accorder trop d’importance au choix des mots utilisés dans ces situation pour exprimer leur colère. L’utilisation du vocabulaire extrême est une manière d’exprimer le sentiments= de colère sans toutes les nuances dont sont capables les adultes entre eux. L’attention doit plutôt être portée sur la résolution du conflit et doit définir la part de chacun.e pour contribuer à la solution.
  4. Si la situation dégénère (coups, crise de larmes), il sera alors important de marquer une pause et de faire un court retour par la suite, lorsque l’orage sera passé. On pourra alors les amener à nommer le comportement souhaité pour la prochaine fois.
 

Par la suite, le tout n’est qu’une question de pratique ! C’est de passer à l’action la première fois qui est difficile !  Tentez de voir chaque « chicane » comme une occasion de pratiquer vos techniques.  Pensez à récompenser l’harmonie, pas les chicanes !

Anick et Andréanne, 

Psychoéducatrices

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